Conférences au Musée Général Leclerc
Jeudi 26 janvier à 14h30
Projection du film « il n’y a pas d’enfants ici », consacré aux dessins de Thomas Geve, un enfant survivant des camps de concentration.
Déporté à Auschwitz à 13 ans, Thomas Geve échappe en raison de sa grande taille à la chambre à gaz et devient le plus jeune détenu du camp d’Auschwitz I. Il participe aux « marches de la mort » et est libéré du camp de Buchenwald le 11 avril 1945. Trop faible pour être immédiatement évacué, il reste plus d’un mois dans le baraquement du block 29 du camp. Il veut raconter l’indicible à son père. Il parvient à se procurer six minuscules crayons et réalise sur le verso d’un bloque notes de l’administration nazie, 79 dessins sur l’enfer de l’univers concentrationnaire nazi. Rien de l’inhumanité des camps d’extermination et de concentration, ni de la résistance et de la solidarité entre détenus, ne lui échappe. Les dessins d’un enfant, uniques dans l’histoire de la déportation, sont commentés et accompagnés par le témoignage de rescapés.
Jeudi 23 février à 14h30
« Ô Buchenwald, je ne t’oublierai jamais… »
Conférence présentée par Agnès Triebel, vice-présidente de l’association française Buchenwald-Dora et kommandos, secrétaire générale du comité international Buchenwald-Dora et Kommandos.
Agnès Triebel a publié en 2013 « Racontez-moi… La déportation dans les camps nazis ». Elle abordera les différents aspects de l’univers concentrationnaire, du camp de Buchenwald en particulier.
Jeudi 9 mars à 14h30
« Charlotte Delbo : une femme écrivain revenue d’Auschwitz »
Une conférence présentée par Ghislaine Dunant, auteur de la biographie « Charlotte Delbo, la vie retrouvée » (août 2016), prix Fémina essai en novembre 2016.
« Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l’âme, le corps qui souffre ce qu’un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu’il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l’amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu’elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d’écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d’Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une œuvre qui en faisait le récit »
(« Charlotte Delbo, la vie retrouvée », Ghislaine Dunant Ed. Grasset 2016).
Samedi 25 mars
Même si la galerie est gérée au quotidien par son amie Colette Pons, Jean Moulin y assouvit sa passion pour l’Art. Il démarche des peintres, visite les ateliers des peintres Tal Coat, Pierre Bonnard ou le collectionneur Maeght. Artiste lui-même, il est un connaisseur averti des maîtres modernes que l’on retrouve dans sa collection personnelle exposée à la galerie. C’est ainsi que trois grandes expositions sont organisées, où sont présentées des œuvres de Renoir, Picasso, Dufy, Bonnard, Friesz, Utrillo entre autres.
Des tableaux originaux de la collection de Jean Moulin (Utrillo, Chabaud, Leonardi) ont été acquis en 2016 par le musée. Ils seront présentés au public pour la première fois le 25 mars : l’occasion d’une rencontre éphémère avec les maîtres modernes de la galerie Romanin.
Une conférence présentée par Sylvie Zaidman, conservateur du patrimoine.
réservation au 01 40 64 39 44 - 01 40 64 39 52
ou par courriel auprès de cecile.cousseau@paris.fr
Adresse : 23, allée de la 2ème D.B
Jardin Atlantique (au dessus de la Gare Montparnasse)
75015 Paris
Contact : 01 40 64 39 44
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Gérard BOCQUERY
Secrétaire général adjoint
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Détails de l'évènement :
- Date : Du au
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