Colonel Pierre DESROCHE

 

colonel pierre desroches

Colonel Pierre Desroche

 

 

C'est avec grande tristesse que nous apprenons le décès du Colonel Pierre Desroche, Ancien Résistant, survenu mardi 27 novembre 2018, à l'âge de 94 ans.


Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, puis Officier dans l'Armée de Terre jusqu'en 1968, le Colonel Pierre Desroche était Commandeur dans les Ordres nationaux de la Légion d'Honneur et du Mérite et titulaire de très nombreuses décorations, entre autres : Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme et Etoile, Croix de Guerre des T.O.E. avec Etoile, Croix de la Valeur militaire avec Etoiles, Médaille de la Résistance française, Croix du Combattant volontaire de la Résistance, Croix du Combattant volontaire, Croix du Combattant...


Le Colonel Desroche était le président départemental de Savoie de l'association nationale des Médaillés de la Résistance française et présidait le Comité d'entente des mouvements de Résistance et de Déportation de Savoie pour le CNRD, aux côtés de notre Vice-président national de la FNDIR et Président de l'UNADIF-FNDIR de Savoie, Henri Maître.

 


Voici quelques phrases qu'il prononçait au début de ses très nombreuses conférences dans les établissements d'enseignement, dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) :


« A tout juste 16 ans, en octobre 1940, j’ai rejoint le mouvement Jeunes gaullistes de Savoie. Avec mes camarades de lycée, nous participions à de nombreuses actions de résistance : recrutement, propagande, distribution de tracts... En 1943, j’ai remplacé le chef de notre unité, Pierre Dumas, qui s’était fait arrêté. Nos missions étaient de plus en plus risquées. Nous devions, par exemple, réceptionner de l’armement parachuté. La Gestapo a essayé de m’arrêter en mars 1944 mais j’ai pu m’échapper. Trois mois plus tard, j’ai rejoint le maquis en Savoie. Il représentait une plus grande sécurité et liberté car en ville, notre grande crainte était d’être dénoncé. On pouvait se battre vraiment et surtout, on connaissait l’ennemi.

En 1945, j’ai intégré l’école de Saint-Cyr Coëtquidan. Venant d’une famille de militaires, mon chemin était tout tracé. Durant ma carrière, j’ai été déployé deux fois en Indochine et deux fois en Algérie. En 1949, alors au 13e bataillon de chasseur alpin, j’ai effectué mon premier séjour en Indochine, à la tête de supplétifs du 1er bataillon Thaï. Un jour, en poste isolé sur la fleuve Rouge, nous avons été attaqués par 3 000 Vietminh. Sachant bien manipuler les armes lourdes, j’ai pu clouer au sol cette vague de combattants. Nous avons eu cinq morts et une quinzaine de blessés dans le poste. Chaque mois, en Indochine, environ 600 soldats étaient tués et blessés. Ils n’ont jamais eu de décorations. C’était une autre époque.

Aujourd’hui, je suis président du comité d’entente des mouvements de résistance et de déportation de Savoie. Je m’occupe aussi du prix de la résistance et de la déportation. C’est important que les jeunes apprennent l’histoire. Un peuple qui n’a pas d’histoire, est un peuple sans mémoire, voué à disparaître. Donc je continuerai à aller dans les lycées jusqu’à ce que mes jambes me portent ! Aux combattants d’aujourd’hui, je leur dirais qu’il faut toujours avoir l’esprit de résistance de façon à ne jamais admettre ni la banalité ni la lâcheté. »

 

 


Nous adressons à toute sa famille nos plus sincères condoléances.

 

Les Présidents nationaux UNADIF et FNDIR, Jean-Marie Muller et Pierre Gascon.

Les membres des Bureaux et C.A. de l'UNADIF-FNDIR.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.