Colonel Claude MERCIER
Claude MERCIER
1935 – 2012
Traumatisé, je dirais même obsédé par le souvenir de son père, résistant, déporté à Mauthausen et assassiné dans la chambre à gaz du Kommando d’Hartheim (on serait obsédé à moins), le Colonel MERCIER vient de nous quitter quelques jours après le 11 novembre.
Il avait consacré une bonne partie de sa vie à reconstituer le parcours de son père « le Capitaine Maxime ».
Au-delà de ce devoir familial exemplaire, il s’est dévoué au Devoir de Mémoire étendu à l’ensemble de la Déportation.
C’est ainsi qu’il a joué un très grand rôle dans la création de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation dont il a été le premier Secrétaire Général et dont les qualités furent unanimement appréciées.
A titre personnel, je conserve un souvenir tout particulier des huit années au cours desquelles nous avons co-piloté le Livre Mémorial.
Ce fut une coopération très active et fructueuse avec une ou deux liaisons mensuelles avec l’équipe des jeunes chercheurs de Caen – des liens de travail, qui sont devenus des liens d’amitié.
Une fois la retraite arrivée, il se retira sur la Côte d’Azur, mais il avait conservé un pied-à-terre à Paris et nous avions ainsi le plaisir de nous retrouver de temps à autre.
Jusqu’à ce jour funeste où me parvint la triste nouvelle de son décès.
Il est inhumé au cimetière de Six-Fours.
Il était Officier dans l'Ordre national de la Légion d’Honneur, Officier dans l’Ordre national du Mérite et Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Au nom de l’UNADIF et de la FNDIR, je renouvelle auprès de Madame MERCIER et de ses enfants notre sincère émotion et notre souvenir reconnaissant pour la tâche accomplie par ce grand serviteur de la Mémoire de la Déportation.
François PERROT
Président de la FNDIR