La guerre des ondes. Londres, Paris, Vichy (1940 - 1944)

La guerre des ondes. Londres, Paris, Vichy (1940 - 1944)

 

Dès le 4 octobre, le musée de l’Ordre de la Libération revient sur le rôle essentiel de la radio pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’exposition dévoilera la lutte acharnée que se sont livrées les radios de la Résistance, de l’Occupation et de la collaboration, de 1940 à 1944.

Elle expliquera également tous les moyens utilisés pour séduire, convaincre et mobiliser les auditeurs.

 

 

À l’aube de Noël 1921, Radio Tour Eiffel émet sa première émission radiophonique depuis la Dame de Fer. À l’occasion de cet anniversaire, le musée de l’Ordre de la Libération, aux Invalides, revient sur le rôle essentiel de la radio pendant la Seconde Guerre mondiale. L’exposition La Guerre des ondes. Londres, Paris, Vichy (1940 – 1944), présentée du 4 octobre 2021 au 2 janvier 2022, dévoile la lutte acharnée que se sont livrées les radios de la Résistance, de l’Occupation et de la collaboration, de 1940 à 1944. Elle expliquera également tous les moyens utilisés pour séduire, convaincre et mobiliser les auditeurs.
 

De l’Appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 jusqu’à la libération de Paris le 24 août 1944, une « guerre des ondes » prend forme et voit s’affronter l’équipe française de Radio-Londres sur l’antenne de la British Broadcast Corporation (BBC), la radio allemande de langue française Radio-Paris et la Radiodiffusion nationale(dite « Radio-Vichy ») de l’État français.


Bien que la radio soit un média jeune à ce moment-là, six millions et demi de postes équipaient déjà les foyers français. Unique média domestique, la radio devient un enjeu stratégique majeur de propagande et une arme de guerre psychologique.


L’exposition s’articule autour des trois radios : Radio-Londres (sur la BBC) au service de la France libre et la Résistance intérieure, « Radio-Vichy », considérée comme la radio de l’État français, et Radio-Paris, contrôlée par l’occupant allemand.

La « guerre des ondes » n’est ni statique, ni verticale ; elle se livre sur un réseau dynamique de relations entre tous ses protagonistes. En effet, les trois radios s’interpellent, se critiquent et se répondent — parfois au-delà même des ondes, tandis que les Français ne restent pas passifs face aux contenus radiodiffusés.

 


L’exposition présente une cinquantaine d’objets et documents (postes de radio, micro, affiches, tracts, brochures, magazines, machine à écrire, etc.), ainsi qu’une borne interactive qui diffuse des extraits d’émissions de radio : chansons, parodies, discours, concerts, etc. Cette dernière permet de mieux appréhender le rôle, pendant la Seconde Guerre mondiale, du plus ancien média sonore.

 

En savoir plus : t.ly/diGc