Conférences au Musée de l'Ordre de la Libération

 

Mercredi 26 avril à 19 heures

Salle de conférence du musée

 

Les déportations de répression vers le Reich


Dès 1933, terroriser, réprimer, « rééduquer » la société allemande, sont des objectifs affichés du régime nazi. Au service de cette idéologie totalitaire, les camps de concentration constituent d’emblée un des rouages essentiels du IIIe Reich. Ils forment un système concentrationnaire dont le conflit mondial multiplie le nombre des détenus. Les victimes de la répression nazie sont principalement des résistants, des politiques, des réfractaires au travail et des raflés de représailles, désormais déportés de toute l’Europe occupée. Dans le cadre du génocide, les Juifs, sont eux envoyés vers des centres d’extermination, pour être majoritairement assassinés dès leur arrivée. La déportation est l’outil principal de la répression allemande en France occupée. Il est celui qui fait le plus de victimes : près de 70 000… Parmi elles, 42 compagnons de la Libération dont trois femmes. Thomas Fontaine évoquera notamment les conditions dans lesquelles ces compagnons ont été déportés.

 

L'intervenant

Enseignant-chercheur, Thomas Fontaine est spécialiste de l'histoire des déportations. Sa thèse, soutenue en 2013 s’intitule « Déporter. Politiques de déportation et répression en France occupée ». Il a coordonné le Livre-Mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation en 2004, et il est l'auteur de plusieurs livres sur le camp allemand du fort de Romainville. Il a participé à la réalisation de la nouvelle exposition du musée de l'Ordre et il est depuis fin 2016 le directeur du Musée de la Résistance nationale.

 

 

 

Mercredi 17 mai à 19 heures

Salle de conférence du musée

 

L'amiral d'Argenlieu


Officier de marine, sorti de l’Ecole navale, il entre en religion en 1921. Supérieur des Carmes, il est mobilisé en 1939. Fait prisonnier le 19 juin 1940 à Cherbourg, il s’évade et gagne l’Angleterre via Jersey. Engagé dans la France libre, il devient chef d’état-major des FNFL. Fin septembre 1940 à Dakar (Sénégal), il est blessé en dirigeant une mission parlementaire sur laquelle les forces de Vichy ouvrent le feu. Rétabli, il commande ensuite les opérations maritimes lors de la prise du Gabon. Très proche du général de Gaulle, il est nommé compagnon de la Libération par le premier décret de janvier 1941. Il remplit d’importantes missions diplomatiques et politiques au Canada, aux États-Unis, dans le Pacifique et en Afrique du Nord.

Premier chancelier de l'ordre de la Libération (1941-1958), il est promu contre-amiral en 1943. Après guerre, il rejoint l’Indochine pour rétablir la souveraineté française. Tenant d’une politique de fermeté, il échoue et ne peut empêcher le conflit d’éclater. Rappelé en métropole en 1947, il se consacre alors à la chancellerie de l’ordre de la Libération puis à sa retraite religieuse.

 

L'intervenant

Agrégé et docteur en histoire,Thomas Vaisset est chargé de recherche et d'enseignement au Service historique de la Défense. Il enseigne également à Sciences Po. Il viendra présenter la version éditée de sa thèse consacrée à l’Amiral Thierry d’Argenlieu

 

 

 

Mercredi 28 juin à 19 heures

Salle de conférence du musée

 

Les cadets de la France libre


Dès juin 1940, 200 adolescents, âgés de 15 à 17 ans, rallient la France libre. Pour les encadrer, un camp scout est d’abord créé à Brymbach (Pays de Galles) avec l’aide des autorités britanniques. Un prytanée militaire (école secondaire) le remplace en septembre 1940. Mais le besoin urgent de cadres pour les FFL conduit à la création d’une véritable école militaire en février 1941. Installée à l’école anglaise de Malvern puis au manoir de Ribbesford, l’Ecole militaire des cadets de la France libre a pour mission de former rapidement des officiers. De 1941 à 1944, 5 promotions (« Libération », « Bir-Hakeim », « Fezzan-Tunisie », « Corse et Savoie » et « 18 juin ») se succèdent. Elles comptent 211 aspirants qui, en moyenne, auront suivi 13 mois de formation technique, physique et morale de haut niveau. Un quart des cadets issus de ce « Saint-Cyr de la France libre » mourront pour la France. Sept sont compagnon de la Libération.


L'intervenant

Ancien cadet de la France libre (promotion « 18 juin ) René Marbot préside aujourd’hui l’association du souvenir des Cadets de la France libre (ASCFL), créée par les enfants des élèves et instructeurs de cette école.

 


Entrée libre dans la limite des places disponibles

réservation obligatoire

 
01 47 05 35 15 ou secretaire.musee@ordredelaliberation.fr

 

 

 

 

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Gérard BOCQUERY

 

Secrétaire général adjoint

 

 

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Détails de l'évènement :

  • Date : Du au
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